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P3ter : Ubuntu 13.10 supporte NVIDIA Optimus sans utiliser Bumblebee (MAJ)

jeudi 7 novembre 2013 à 09:40

Les drivers Nvidia 319 nous promettaient un début de support pour Nvidia Optimus, mais malheureusement il fallait attendre la version 1.4 de RandR, Xorg 1.13 et le noyau 3.9 modifié. Avec la prochaine version d'Ubuntu (13.10) ces paquets sont mis à jour et il est désormais possible de tester ces fameux drivers avec Optimus.


MAJ 07/11/2013 : Le noyau Linux 3.12 permet d'éteindre et d'allumer le GPU Nvidia sur les PC équipé de la technologie Optimus. Je n'ai pas encore testé ce noyau, mais vous pouvez l'installer dès maintenant. (Source)

En plus des dépendances citées ci-dessus, Ubuntu 13.10 met à disposition un paquet nommé nvidia-primus qui permet d'installer tous les outils et dépendances nécessaires au fonctionnement des drivers propriétaires (Nvidia 319 et supérieur) avec Optimus. Le paquet va aussi configurer LightDM et créer un xorg.conf spécifique pour faire fonctionner Optimus.

En somme il n'y aurait plus besoin de Bumblebee la seule installation de nvidia-primus suffirait. Cependant, sauf erreur de ma part, la gestion de l'alimentation (allumer et éteindre le second GPU) n'est pas encore gérée. Pour l'instant il n'y a que Bumblebee couplé à bbswitch qui gère cette fonctionnalité de Nvidia Optimus. Du coup, vous pouvez divisé par 2 l'autonomie du PC portable on laissant toujours allumé le GPU Nvidia.

Attention, Ubuntu 13.10 est encore en alpha et le paquet nvidia-primus est encore très jeune, des bugs voir des plantages de LightDM peuvent se produire après l'installation.

Pensez d'abord à supprimer Bumblebee :
sudo apt-get purge bumblebee* bbswitch* primus*

Ensuite installez les paquets ci-dessous :
sudo apt-get install nvidia-319 nvidia-settings-319 nvidia-primus
(vous pouvez bien sûr installer nvidia-325 ou plus récent)

Et enfin redémarrez.

Pour vous assurer que les drivers fonctionnent vous pouvez faire un test en laçant la commande nvidia-setting. Si la fenêtre apparait sans message d'erreur, alors c'est que ça marche.

Peut-être bien que d'ici l'arrivé d'Ubuntu 13.10, Nvidia Optimus sera complètement supporté, croisons les doigts.

Source

Un article à retrouver sur P3ter.fr

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Noireaude : LCD Nurse – Détectez et réparez les pixels morts de vos écrans LCD

jeudi 7 novembre 2013 à 07:30

Il peut arriver que nos écrans LCD comportent des pixels morts parfois même sans que nous nous en apercevions. LCD Nurse (j’aurais bien mis une jolie infirmière en illustration avec un nom pareil) est un petit logiciel sympa qui va vous permettre de les mettre en évidence et éventuellement de les réparer quand c’est possible. Pour se faire il procède en deux étapes, dont la première consiste à faire clignoter rapidement votre écran et à imposer des changements de couleur rapides à vos pixels. Une fois que la détection est effective il va faire clignoter un écran de veille de couleur verte (ou autre), mettant en évidence les pixels défectueux. Vous pourrez ensuite cliquer sur réparer et espérer que cela fonctionne.

Comme vous pouvez le voir l’interface est plutôt sommaire mais il n’en fallait pas plus. Tout y est.

Dans les faits je suis plutôt sceptique quant à l’efficacité d’un tel soft mais les alternatives de ce genre n’étant pas légion sous GNU/Linux, il serait dommage de s’en priver et de ne pas tenter le coup. J’ai vu un commentaire sur le site officiel de LCD Nurse relatant une autre méthode, dont une amie m’avait déjà parlé aussi. Elle consiste à repérer le pixel décédé et d’allumer votre PC en pressant légèrement sur celui-ci avec son doigt et éventuellement un chiffon.

Je me garderais bien de vous la conseiller pour autant, j’ai entendu dire que Chuck Norris c’était un peu emballé en utilisant cette méthode et qu’il y avait eu de la casse. Trêve de plaisanterie et même si vous n’êtes pas Chuck Norris, je vous conseille quand même de tenter le coup avec LCD Nurse en cas de soucis, que vous pouvez vous procurer depuis la page de téléchargement du site officiel.

Vous y trouverez les sources pour l’installer sur votre distribution de référence, ainsi que le PPA et les binaires pour Ubuntu. Notez cependant que ni le PPA, ni les binaires ne sont à jour. J’ai testé en utilisant le .deb pour Quantal qui tourne de feu de Dieu sur Saucy. Vous pouvez y aller tranquillou.

Amusez-vous bien.

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Noireaude : Publication de KDE SC 4.11.3 – Plus de 120 corrections de bugs au programme

jeudi 7 novembre 2013 à 07:25

La troisième version de maintenance pour la branche 4.11.x de KDE a été publié il y a quelques jours, embarquant plus de 120 corrections de bug et diverses améliorations. Cette nouvelle mise à jour contribue à rendre toujours plus stable cette branche de KDE qui rappelons le, bénéficie d’un support à long terme (LTS). Les changements intervenus dans cette nouvelle version de KDE concernent entre autres le gestionnaire de fenêtre KWin, le gestionnaire de fichiers Dolphin, la gestion des informations personnelles et l’outil UML Umbrello. On notera également la mise à jour de certaines traductions.

Si vous voulez en savoir un peu plus vous pouvez consulter l’annonce de sortie officielle sur kde.org (vous y trouverez aussi les instructions de compilation si vous n’avez pas la patience d’attendre son arrivée dans les dépôts). Vous pouvez également consulter la liste complète des changements en vous rendant sur cette page.

Amusez-vous bien.

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Pierre-Alain Bandinelli : De l'acceptabilité d'un "cloud" non maîtrisé

jeudi 7 novembre 2013 à 07:01

Aujourd'hui, le mot de "cloud" est dans toutes les bouches dans tous les domaines : on proposera au photographe d'envoyer ses photos dans le "cloud", aux étudiants de travailler de manière collaborative grâce au "cloud", aux professionnels d'embrasser ces nouvelles technologies qui permettront des gains d'efficacité et même nos politiques saisissent la tendance et promettent de faire de la France un meneur dans le domaine...

Il y a pourtant d'irréductibles libristes qui prônent l'auto-hébergement et le rejet des plateformes privatrices et avancent pour cela de nombreux arguments (qui me semblent pertinents, vous vous en doutiez) et posent de nombreuses questions.

Revenons ici sur l'une de ces questions : quelle est l'acceptabilité d'une solution "cloud" hébergée par des acteurs non connus, dans des infrastructures informatiques distantes et non localisées ?

Un acteur raisonnable jugera "acceptable" toute technologie dont le bénéfice dépasse le risque et qui apporte un gain d'utilité (par ex. une meilleure efficacité, une meilleure sécurité). Le même acteur refuserait une technologie si le gain (par ex. gain de temps) risque de devenir négatif avec une forte probabilité. C'est finalement l'espérance du gain qui doit être prise en compte pour accepter ou non la nouvelle technologie.

Je prétends que l'espérance de gain est négative avec les solutions "cloud" sur lesquelles aucun contrôle n'est possible.

Pour représenter l'acceptabilité, traçons deux axes :

Acceptabilité du risque

On peut découper cet espace en 4 zones :

A mes yeux, la sauvegarde classique ("à l'ancienne" avec par exemple un disque dur externe chez soi, ou alors en déployant un NAS local) appartient au quadrant le plus favorable (en bas à gauche). Les solutions de type "cloud" appartiennent de plus en plus au quadrant le plus défavorable "en haut à droite". En effet, pour simplifier la vie de l'utilisateur, on ne lui donne aucun détail technique et on lui propose des interfaces simplifiées, fonctionnelles seulement au travers de clients (certes bien léchés) non extensibles et pas parfaitement intégrables. Nous sommes alors dans la situation la plus inacceptable car la plus risquée et privatrice de liberté.

Acceptabilité du risque

Il y a toutefois des offres un peu plus responsables : Hubic d'OVH par exemple... A minima, l'utilisateur saura où ses données sont stockées (localisation géographique des datacenters), il connaît la technologie sous-jacente (OpenStack Swift) et une API (qui espérons-le va encore se développer) permet un certain niveau de contrôle. Ce n'est pas suffisant mais c'est un bon début !

Il est indispensable, me semble-t-il, d'éduquer les utilisateurs sur les risques d'un "cloud" non maîtrisé (pertes de données sans recours, aucune garantie autre que celle du marketing sur le soin prêté aux données, accès aux données par des tiers, erreurs inattendues...).

Stocker ses données dans des infrastructures dédiées et protégées est une très bonne démarche, mais elle ne doit absolument pas se faire en perdant de vue la compréhension des mécanismes en place, en renonçant à leur contrôle et en "offrant les clés de sa vie" à des tiers à qui l'on ne peut faire que moyennement confiance !

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Framablog : Lettre ouverte d'une musicienne aveugle

jeudi 7 novembre 2013 à 00:53

Robert Douglass qui mène le projet Open Goldberg Variations a fait publier la lettre d’Eunah Choi ci-dessous sur Reddit.

Nous en avions parlé dans ce récent billet : L’un des plus beaux projets qui soit : libérer la musique tout en aidant les malvoyants.

Il reste deux jours pour atteindre la somme demandée sur Kickstarter. On croise les doigts…


Eunah Choi


Lettre ouverte d’une musicienne aveugle

Open letter from a blind musician

Eunah Choi - 6 novembre 2013 - Reddit
(Traduction : Asta, Peekmo, goofy, sinma, audionuma, Scailyna, barbaturc, Sphinx + anonymes)

Bonjour, je m’appelle Eunah Choi. J’ai contribué au projet Open WTC (Well-Tempered Clavier) et j’ai émis une demande pour faire une édition en braille des partitions de l’Open WTC pour les musiciens aveugles. Grâce à la générosité de tous les contributeurs Kickstarter, j’ai le plaisir d’annoncer que nous avons atteint avec succès les 30 000 $ dont nous avions besoin initialement pour ce projet. Merci !

Mais nous avons encore une chose à finir avant que la levée de fonds ne se termine, le 8 novembre. Nous avons besoin d’atteindre au minimum 50 000 $ afin de produire des partitions en braille pour les musiciens aveugles. Si nous n’y parvenons pas, le prochain pianiste aveugle sud-coréen n’aura d’autre choix que de faire ce fastidieux travail de copie manuelle à partir d’une fragile et ancienne partition en braille, à l’aide d’une ardoise et d’un stylet. Pour les musiciens voyants, recopier à la main une partition est seulement une chose démodée dont nous pouvons parler en en riant. Nous voyons des personnes recopier manuellement des partitions de musique dans des romans ou des films du XIXe siècle ou plus anciens encore. Et pourtant aujourd’hui, des malvoyants, dans le monde entier, ne peuvent obtenir la majorité des partitions dont ils ont besoin uniquement par le biais de cet antique, inefficace et long processus. Tout cela, au XXIe siècle !

C’est inacceptable, un point c’est tout. C’est ce à quoi une pénurie de partition ressemble. Or désormais, grâce à de nombreux ingénieurs et développeurs, nous disposons d’un format solide (MusicXML) et pouvons développer des logiciels pour convertir 50 000 partitions MuseScore en braille. Tout ce dont nous avons besoin, c’est une preuve de la générosité des donateurs de la campagne.

Certains se demanderont : « on m’a dit qu’il y avait des bibliothèques de braille fournissant des partitions en braille pour les personnes aveugles. » Oui, il y A des bibliothèques brailles, mais l’offre NE PEUT satisfaire la demande, c’est à dire qu’il y a beaucoup, beaucoup plus de personnes aveugles qui ont besoin de partitions en braille que ces bibliothèques peuvent en satisfaire. Et à cause des graves limitations sur le partage de fichiers sous droits d’auteur en braille entre pays, inscrites dans les lois sur le copyright, les personnes aveugles en Corée du Sud ne sont même pas autorisées à s’inscrire auprès de services de bibliothèques dans les pays soit-disant développés comme les États-Unis, le Royaume Uni ou le Canada. Donc, quand je parle de pénurie à propos des partitions de musique, je ne suis pas en train d’exagérer.

Quand j’étais au lycée, je m’apitoyais souvent sur mon sort faute de pouvoir obtenir des partitions en braille sur le site américain du NLS. Le NLS ne permet qu’aux citoyens américains aveugles de s’inscrire et de créer un profil. Je fus automatiquement rejetée de cette inscription, simplement parce que je suis née en Corée du Sud et pas aux États-Unis. J’irai jusqu’à dire que cela représente une discrimination sur la nationalité et sur le handicap, créée de manière artificielle par des lois sur le copyright !

Certains diront que les aveugles ont souvent l’oreille parfaite et peuvent se contenter d’écouter des enregistrements pour ensuite s’entraîner afin de reproduire les sons le plus fidèlement possible. On peut également penser qu’il y a des vidéos YouTube ou des émissions télé qui présentent des enfants aveugles, jouant de la musique simplement en ayant écouté l’original. Il faut regarder la réalité en face : « pouvoir écouter ne signifie pas pouvoir lire ». Tout comme les enfants qui doivent apprendre à lire et à écrire pour étudier et faire partie de la société, les musiciens aveugles ont besoin de partitions en braille pour pouvoir participer à la musique et jouer les morceaux qu’ils ont envie de jouer. Il est possible de découvrir une fraction de la musique qui vous plaît, juste en écoutant ; mais vous ne pourrez pas découvrir toutes les expressions musicales, les pensées et le processus d’écriture du compositeur juste en écoutant sa musique. Il FAUT des partitions en braille pour le faire ! Et aujourd’hui, moins de 1% de l’ensemble des partitions est disponible en version braille.

Est-ce que cela serait normal pour vous si votre enfant n’avait accès qu’à un très faible pourcentage des livres, ceux en braille ? Nous DEVONS corriger cela ! Nous POUVONS commencer à libérer toutes nos partitions du domaine public et les donner aux musiciens non-voyants dans le monde entier ! Mais, seulement si nous récoltons 50 000 $ (~37 000€) ! Et seulement si nos soutiens diffusent et propagent le message ! S’il vous plaît, essayez de penser à ceux que vous aimez et qui sont aveugles ! Ils méritent de participer à notre merveilleux héritage musical comme n’importe qui d’autre. Nous devons leur donner des partitions en braille faites pour le XXIe siècle !

À travers l’histoire, les aveugles ont trop longtemps chanté sur des accords mineurs. Il est temps de sécher nos larmes et d’offrir aux musiciens non-voyants une fin heureuse, un accord majeur, avec ces 50 000 partitions du domaine public.

Cordialement,
Eunah Choi

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